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DEFINITION de la MESOTHERAPIE. RESUME

- Créé en 1952, la MESOTHERAPIE est un mode de traitement, et non une médecine nouvelle.


- Elle utilise des injections intradermiques ou sous cutanées locales de faibles quantités de médicaments essentiellement allopathiques.

- Elle constitue un pont entre la médecine allopathique classique et les médecines alternatives ou complémentaires.

- L’administration locale de doses minimes réalise une thérapeutique moins iatrogène pour une action plus efficace.

- Ce mode de traitement, réalisé après un  diagnostic aussi précis que possible, est  réservé aux médecins, et nécessite de suivre une formation.

 DEFINITION 

La mésothérapie est un mode de traitement qui privilégie la voie intradermique ou sous cutanée superficielle pour faire pénétrer de faibles doses de médicaments dans l’organisme. Il s’agira essentiellement de médicaments allopathiques injectables, de sels minéraux, de vitamines, quelquefois de médicaments homéopathiques.

Ces produits sont dilués et administrés en petite quantité sur des zones ou sur des points choisis en fonction de la pathologie à traiter. La persistance locale des produits injectés permet des traitements peu fréquents.


« Peu, rarement, au bon endroit  » ( Michel Pistor )


 HISTORIQUE

L’idée fondatrice de la mésothérapie est venue à un médecin de campagne à l’esprit curieux, le Docteur Michel Pistor en 1952 à la suite d’une observation clinique. Elle consiste à rapprocher le remède de la lésion et à utiliser pour ce faire la voie intradermique. L’idée était déjà dans l’air. Par exemple des injections locales de médicaments étaient alors utilisées pour le traitement de douleurs arthrosiques. On pourrait même faire remonter la préhistoire de la mésothérapie à Hippocrate ( 400 avant notre ère ), qui relate avoir traité un patient par l’application de figue de Barbarie, notre Sabra.

Mais le Docteur Michel Pistor a été le premier à étudier et systématiser cette méthode pour de multiples affections. Il a amélioré et diffusé sa technique, formé de nombreux élèves, et créé la Société Française de Mésothérapie qui compte à ce jour plus de 1200 membres ( pour plus de 5000 médecins formés ), puis la Société Internationale de Mésothérapie qui regroupe 20 sociétés nationales : Belgique, Brésil, Espagne, France, Israel, Italie, Liban…

Le 8ème Congrès International de Mésothérapie s’est tenu en mai 1999 à Sao Paulo (Brésil) et a regroupé plus de 500 médecins dont une quarantaine d’européens et le 9ème en octobre 2000 à Paris, plus de 600 médecins dont 60 d’Amérique du Sud.

 Il existait depuis quelques années un  D.U.(Diplôme Universitaire) de Mésothérapie. Un D.I.U. (Diplôme Inter Universitaire ) a été crée en 2002 groupant les Universités de Paris, Bordeaux, Marseille, puis Clermont Ferrand et Dijon . En 2004 le diplôme Inter Universitaire est reconnu par le Conseil de l'Ordre des Médecins.

 L’acte de mésothérapie pour le traitement de la douleur est entré dans le « Sal Habriouth » français en 2004 (Nomenclature de Actes Médicaux)

 

La mésothérapie est pratiquée dans un certain nombre de consultations à l’hôpital public ou en dispensaire et dans le secteur privé.

 

Quelques dates marquantes :

-  en 1976 le Docteur André Dalloz-Bourguignon ouvre la première consultation hospitalière à Paris ( Hôpital Necker )

- en 1982 le Docteur Daniel Corbel (Tours) puis le Docteur André Kaplan (Paris) pratiquent les premières expérimentations utilisant des isotopes radioactifs.

- Ces travaux amènent la reconnaissance de la Mésothérapie par l ‘Académie de Médecine en 1987 : la mésothérapie est déclarée « partie intégrante de la Médecine ».


BASES SCIENTIFIQUES DE LA MESOTHERAPIE


La mésothérapie a longtemps souffert d’être une technique de soins empirique, née d’observations cliniques et se nourrissant d’explications a priori.

Un grand nombre d’études cliniques ont été effectuées, en particulier au sein de la  Société Française de Mésothérapie, qui publie ces études dans son
bulletin (n° 123 en Juillet 2005) ou dans les actes des Congrès Internationaux de Mésothérapie.    

Un certain nombre d’études cliniques ont été réalisées avec randomisation en double insu, et de nombreuses expérimentations intéressantes ont été réalisées depuis 1982, que nous allons détailler succinctement. Mais l’utilisation d’isotopes radioactifs a révolutionné les conceptions du mode d’action de la mésothérapie. 

 
- André DALLOZ-BOURGUIGNON ( Paris 1982 ) a étudié par xérographie la diffusion des produits dans les tissus sous cutanés chez l’homme.

- PITZURRA ( Pérouse, Italie 1983 ) dans un travail sur le cobaye, a recherché la diffusion dans l’articulation du genou de médicaments injectés par voie intra dermique et par voie intramusculaire.

- QUESTEL et LE COZ ( Paris 1983 ) ont pratiqué des biopsies synoviales lors d’arthroscopies du genou, avec dosages pharmacologiques
, après injections intradermiques 
        de bleu de méthylène
        d’anti-inflammatoires non stéroïdiens

- GUTELMAN et GERARD ( Bruxelles 1992 ) ont validé par analyse chromatographique et spectrographique les mélanges utilisés en mésothérapie.


Venons en maintenant aux travaux utilisant des isotopes radioactifs.

 
-  Daniel CORBEL (Tours, service du professeur ITTI  1983 ) a travaillé sur
           - la pharmacocinétique locale, régionale et « corps entier » de différents isotopes injectés par voie intra dermique

           - la diffusion des différentes molécules vers leurs « organes cibles ».

 - André KAPLAN (Paris, service du professeur MILHAUD 1983 à 1994 ) a étudié

 
          - les différentes profondeurs d’injection (Calcitonine marquée, thèse de doctorat du Docteur Didier Rincourt)


           - et avec le Docteur Gérard COUTRIS la pharmacocinétique intra dermique des petites et des grosses molécules ( colloïdes )


          - la scintigraphie intra dermique ou mésoscintigraphie ( voies et ganglions lymphatiques, lésions osseuses etc. … )

 

Ces travaux ont abouti à une notion nouvelle de PHARMACOCINETIQUE INTRADERMIQUE, que l’on peut résumer de la façon suivante :

- le derme superficiel constitue un réservoir cutané pour les molécules injectées

- dont la persistance est inversement proportionnelle à la profondeur d’injection.

- Les molécules de faible poids moléculaire diffusent par la voie capillaire dans la grande circulation.

- Les grosses molécules diffusent par la voie lymphatique.

Ces produits se dirigent et se concentrent dans leurs tissus ou organes cibles selon leur affinité propre,

-  en évitant le premier passage hépatique.

 

Remarquons ici que ce mode d’administration de molécules par voie transdermique est proche de celle des « patch » et des pommades à pénétration systémique. Mais ces formes galéniques ne peuvent introduire qu’un nombre restreint de petites molécules, du fait de la difficulté du franchissement de la barrière épidermique. Ceci est élégamment résolu par notre technique.


MODE OPERATOIRE

Dans son  activité, le médecin mésotherapeute reste dans une logique universitaire et hospitalière apprise de ses maîtres, tout en étant ouvert et curieux des autres façons de soigner.

Dans un premier temps il s’efforcera d’établir le diagnostic le plus précis possible, en pratiquant examen clinique et examens complémentaires nécessaires.

Ce n’est que ce diagnostic posé qu’il jugera du meilleur traitement pour le patient, en privilégiant la mésothérapie pour sa faible iatrogènicité et son efficacité dans certaines affections.

De même l’anamnèse, les contre indications à tel médicament, les allergies seront prises en compte dans un souci de sécurité du patient

 Le matériel sera simple : « main, seringue, aiguille ». Un appareillage d’injection mécanique, pneumatique, électronique ou autre pourra impressionner le public mais n’ajoutera rien à ce qu’une bonne formation permettra de bien faire : des injections indolores ne traumatisant pas le patient.

L’utilisation de matériel à usage unique est évidente, de même qu’une bonne antisepsie des  téguments.

 

La profondeur d’injection ( de 0,2 mm à quelques mm ) et l’injection sur telles zones ou tels points déterminés est discutée en fonction de la pathologie et des différentes tendances de la Mésothérapie actuelle. Ceci dépasse le cadre de cet article d’initiation.

Par contre il paraît évident pour tous que deux facteurs interviennent lors de l’acte de mésothérapie :

-  le dépôt d’une certaine quantité de produits pharmacologiquement actifs, au niveau du derme superficiel, particulièrement étudié par André DALLOZ-BOURGUIGNON ( Théorie des trois unités )

-  l’action de piquer, la puncture, intéressant les structures nociceptives du derme. Cette approche est privilégiée dans la M.P.S. ou mésothérapie punctuelle systématisée ( Didier MREJEN )

 

 LES PRODUITS UTILISES
 

Les  médicaments mis en oeuvre en France ne trouvent pas toujours leurs correspondants en Israël. Ceci a nécessité une adaptation des médications disponibles aux différents traitements. Parmi les différentes classes thérapeutiques, nous utiliserons :

- essentiellement des produits allopathiques, dont la pharmacologie est bien codifiée,

- des sels minéraux,

- des éléments trace ou oligo éléments,

- quelquefois des homéopathiques injectables.



Certaines conditions devront être remplies pour l’utilisation en injection intradermique ou sous cutanée :


- soluté aqueux et non huileux,


- isotonique aux tissus, soit pH 7 ou légèrement inférieur,


- dilution des principes actifs dans un excipient neutre, le plus souvent au 10ème,


- utilisation en petite quantité : 1 à 2 ml, rarement plus,

- mélanges de principes actifs peu nombreux et compatibles ( travaux de l’école belge )


Exemple de médicaments utilisés :

- anesthésiques locaux,

-  anti-inflammatoires non stéroïdiens

-  bêtabloquants,

-  vasodilatateurs,

-  calcitonines,

-  anti radicaux libres,

-  sels minéraux,

-  vaccins,

-  JAMAIS DE CORTICOIDES, facteurs de sclérose sous cutanée en injection superficielle.



 CRITERES D’UTILISATION  DE LA MESOTHERAPIE

 On utilisera de préférence la mésothérapie

1°) lorsque celle ci se montre aussi efficace mais moins iatrogène

              - exemple : tendinites

2°)  en cas d’efficacité supérieure de la mésothérapie

            - exemple : algoneurodystrophie ou Regional Complex Syndrome.

3°) lorsque aucun autre traitement efficace n’est disponible

             - exemple : maladie de La Peyronie ( induration des corps    caverneux )


  CONTRE INDICATIONS
 
-  une grande contre indication : la PHOBIE DES PIQURES,

-  l’allergie à un principe actif,

-  le psoriasis : réactivation possible aux points de piqûre,

-   la peau des africains : risque de chéloïdes.

Et évidement les non-indications
            exemple : gonarthrose avancée, donc chirurgicale.
 

EFFETS SECONDAIRES 
 
On a pu relever des effets secondaires

- bénins
            griffures, 
            hématomes aux points de piqûre
            malaise vagal

-  ou plus graves : abcès à Mycobacterium 


Rares, ils sont essentiellement constatés

-  lors d’une absence de précautions
           carence de l’asepsie 
           absence d’anamnèse
           défaut de prise en compte des allergies, des contre indications.

-  par faute de technique
          utilisation d’injecteurs sans aiguille
           matériel non adéquat
           mauvaise profondeur d’injection.
           mésothérapie « sauvage » par praticien non formé.

 Aucun choc anaphylactique n’a été retrouvé dans la littérature
 

INDICATIONS

Deux remarques préliminaires :

-  La mésothérapie a été rapidement utilisée par la Médecine Esthétique, en particulier dans le traitement de la « cellulite ». De ce fait une réputation d’indication exclusive, voire commerciale, s’est fait jour dans le public et chez beaucoup de médecins. Nous allons voir que l’arbre a caché la forêt.

-  Notons par ailleurs l’intérêt marqué par les vétérinaires et les résultats obtenus, qui rendent caduques les imputations de psychothérapie ou de placebo adressées quelquefois à la mésothérapie.

 

  

-  OSTEOARTHROPATHIES

         Arthroses diverses et douleurs arthrosiques

        Pathologies articulaires non chirurgicales

        Lombalgies et lombosciatiques 

        Ostéoporose

        Canal carpien (CTS)


       
-   PATHOLOGIE SPORTIVE

         Entorses

        Tendinites 

        Tenosynovites comme le doigt à ressaut (Trigger finger)

        Séquelles d’entorse, de fracture 

        Séquelles d’interventions chirurgicales, orthopédiques ou   endoscopiques 

       Contractures musculaires

 

-   PATHOLOGIE DOULOUREUSE ET NEUROLOGIQUE

        Céphalées et migraines

        Algoneurodystrophie ou Regional Complex Syndrome

        Névralgies 

        Stress et anxiété

 

-  PROPHYLAXIE DES INFECTIONS CHRONIQUES

        Infections ORL à répétition

        Infections bronchiques à répétition

        Certaines infections urinaires à répétition

 

-  ALLERGIE et IMMUNITE 

        Asthénie et psychasthénies non organiques

        Baisse de l’immunité ( le SIDA est une non-indication )

       Allergies respiratoires

 

-  MEDECINE ESTHETIQUE

       Adiposité locale ou hydrolipodystrophie : la cellulite !

        Vieillissement de la peau

        Chute de cheveux (chez la femme )

 

-  STOMATOLOGIE

        Gingivite et parodontose

 
Certaines indications pour lesquelles les produits nécessaires ne sont pas disponibles en Israël n’ont pas été citées dans cette liste.


AVANTAGES DE LA MESOTHERAPIE

L’utilisation non exclusive mais préférentielle de notre technique apporte un certain nombre d’avantages :

          - utilisation de médicaments conventionnels, de pharmacologie connue

          - délivrés en petite quantité

          - en injections locales

          - et évitant ainsi le premier passage hépatique

= thérapeutique peu iatrogène

          - ces médicaments restent longtemps actifs in situ

          - réduisant la fréquence des traitements

= avantages économiques

          - absence de prise orale par le patient

= certitude de l’observance

= enfin possibilité de traiter des patients fragiles

        -pathologie digestive ( ulcus, colite )

        -femmes enceintes

        -patients âgés poly médicamentés.


CONCLUSION 

La médecine est dans un temps où le patient n’admet plus la maladie et la douleur, mais s’insurge contre les effets secondaires des « drogues » de plus en plus puissantes dont nous disposons. D’où le succès des médecines dites alternatives. 

Pont entre la médecine conventionnelle et les médecines complémentaires, la mésothérapie est « la plus douce des médecines dures, et la plus dure des médecines douces » (Pistor).

Son apprentissage ne remet pas en question les enseignements hospitalo- universitaires de la médecine classique.

Comme telle elle mérite de faire partie de l’arsenal thérapeutique de tout généraliste et de certains spécialistes.  


                              Dr André KAPLAN

                 Ancien médecin attaché de l’hôpital Saint-Antoine (Paris)

           Ancien maître de stage de la Société Française de Mésothérapie 

                          Médecin de l'Hôpital Hadassah Jérusalem

 

SOCIETE ISRAELIENNE DE MESOTHERAPIE

President  Dr A. Kaplan 

75 / 16 Dereh Hevron 93546 Jerusalem

Tel-Fax 02-6711246   
meso.israel@gmail.com 

 

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